Promotion de la santé par la pratique des activités physiques et sportives

Quelques définitions

Prévention universelle, ex primaire  :
il s’agit d’une intervention qui vise à réduire le risque de survenue de maladie ou d’altération de la santé, sans cibler une maladie ou un risque particulier.

Prévention orientée, ex secondaire  :
il s’agit d’une intervention qui cherche à prévenir un risque particulier, par exemple un cancer du sein, un infarctus du myocarde, chez une personne à risque particulier d’une telle affection.

Prévention chez les patients, ex tertiaire  :
il s’agit d’une intervention visant à éviter les récidives ou les complications. Dans la culture médicale courante, il s’agit d’un traitement.

Pathologie :
"la pathologie est la science des maladies ; on parle également de physiopathologie quand on étudie les dysfonctionnements de la physiologie, d’étiopathologie quand on étudie les causes des maladies. Le mot pathologie ne prend pas de pluriel ; il n’a jamais été synonyme de maladie (utiliser plutôt « affection »). Mais il est désormais employé comme tel dans le langage courant, y compris dans la loi, et par des soignants eux-mêmes…".

Sédentarité  :
elle correspond au temps passé assis ou couché hors sommeil. Il s’agit d’un facteur de risque de maladies et de mortalité indépendant de l’inactivité. Le comportement sédentaire ne représente pas seulement une activité physique faible ou nulle mais correspond à des occupations spécifiques dont la dépense énergétique est proche de la dépense de repos (regarder la télévision, jouer aux jeux vidéo, travailler sur l’ordinateur, lire…).
Pour lutter contre elle, on préconise de marcher 10 000 pas par jour, en s’équipant éventuellement d’un podomètre, dans le cadre des activités de la vie quotidienne.
L’inactivité physique quant à elle correspond à l’absence d’atteinte d’un temps quotidien d’activité physique d’intensité modérée à intense donc provoquant un essoufflement léger.
L’OMS recommande ainsi 30 minutes quotidiennes ou 25 minutes intense 3 fois/semaine, mais atteindre le bénéfice maximal en termes de réduction de mortalité toutes causes nécessite de réaliser quotidiennement jusqu’à 90 minutes d’activité modérée ou 45 minutes intense.
A noter que les personnes en situation de handicap mental ou psychique courent un risque lié à la sédentarité plus fort que la population ordinaire.

Sport :
C’est une activité physique réglementée, codifiée par une fédération, qui se déroule dans un temps et dans un espace en vue d’une compétition visant l’accomplissement d’une performance. Le concept de sport santé est venu bouleverser cette acception.

 

Des programmes nationaux

Le concept de sport santé a émergé dans les politiques publiques via le plan national "Bien Vieillir" 2003-2005, renouvelé pour la période 2007-2009. Celui-ci a ensuite évolué au gré de plusieurs plans nationaux faisant référence aux APS, que DRDJSCS et ARS ont déclinés régionalement
Parmi ces plans on peut citer :

  • le Plan National Nutrition Santé (PNNS), initié en 2001, renouvelé en 2006 et 2011 ;
  • le plan cancer, du premier, en 2003, jusqu’au 3ème, 2014-2019, actuellement en cours ;
  • le plan d’amélioration de la qualité de vie des Personnes Atteintes de Maladie Chronique 2007-2011 ;
  • le plan obésité 2010-2013.

 

Une politique en matière de sport santé

Une politique nationale

Le programme sport santé est sous la tutelle de deux ministères, celui des sports et celui de la santé, qui portent en commun une volonté d’élévation du niveau d’activité physique des Français en insistant particulièrement sur la pratique sportive dans une optique de santé.

Des textes légaux et réglementaires sont venus en 2016 et 2017 encadrer la pratique d’une activité physique sur prescription. Il s’agit de l’article 144 de la LOI n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, ex "amendement Fourneyron" devenu l’Art. L. 1172-1 du code de la santé publique : « Dans le cadre du parcours de soins des patients atteints d’une affection de longue durée, le médecin traitant peut prescrire une activité physique adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical du patient. Les activités physiques adaptées sont dispensées dans des conditions prévues par décret ».

Le décret est pubié au Journal officiel : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2016/12/30/2016-1990/jo/texte

Il a été décliné par une instruction interministérielle, n° DGS/EA3/DGESIP/DS/SG/2017/81 du 3 mars 2017 relative à la mise en œuvre des articles L.1172-1 et D.1172-1 à D.1172-5 du code de la santé publique et portant guide sur les conditions de dispensation de l’activité physique adaptée prescrite par le médecin traitant à des patients atteints d’une affection de longue durée.

Cette instruction comporte en annexe un formulaire de prescription qui laisse perplexe la grande majorité des médecins généralistes.
Le ministère de la santé doit développer en 2018 sa Stratégie Nationale de Santé, qui comporte un axe prévention, les modalités exactes n’en sont pas encore connues. Le ministère des sports quand à lui vise à la mise en place de "Maisons sport santé", dont le modèle national n’est pas à ce jour établi.

Une politique régionale

la DRDJSCS mène, conjointement avec l’ARS, une politique régionale de promotion du sport santé.
Un Plan Régional Sport Santé Bien-Être (PACA) a été en vigueur entre 2013 et 2017. Les orientations relatives au sport santé seront désormais fixées dans le Schéma Régional de Développement du Sport, en cours d’élaboration par la DRDJSCS. L’Agence Régionale de Santé, quant à elle, intègrera l’activité physique dans les différents parcours de santé de son Projet Régional de Santé 2, à paraître en 2018.

Pour ce faire a été mis en place :

  • une animation régionale, via des réunions et colloques sur le territoire, dont le programme est régulièrement diffusé par des partenaires et dans le Réseau Régional Sport Santé Bien-Être, qui regroupe l’ensemble des personnes et institutions intéressées par le sujet (inscription auprès du médecin conseiller) ;
  • la participation du médecin conseiller du DRDJSCS à différentes formations : étudiants sportifs et éducateurs sportifs en poste, professionnels de santé, patients experts, au concept du sport santé et à ses déclinaisons pratiques ; et médecins (principalement généralistes), à la prescription d’activité physique.
  • la définition d’outils communs aux personnels soignants et aux intervenants sportifs.
  • un accompagnement et un soutien aux projets et actions d’Activités Physiques et Sportives pour ces publics.

 

Liens utiles

Le Pôle Ressources National « Sport Santé »

https://pole-sante.creps-vichy.sports.gouv.fr
adresse mail : pole-sante@creps-vichy.sports.gouv.fr

Contacts
médecin conseiller régional : alain.ferrero@jscs.gouv.fr
 

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