Les aides apportées aux étudiants depuis le début de la crise sanitaire

La précarité étudiante n’est pas apparue le 14 mars 2020, date de fermeture des établissements d’enseignement supérieur, elle a toutefois été accentuée par la « crise COVID » :

  • pertes d’emploi entrainant des difficultés financières, elles-mêmes synonymes de difficultés à se procurer les produits alimentaires et d’hygiène de première nécessité ou de difficultés à s’acquitter d’un loyer,
  • impossibilité à acquérir le matériel informatique nécessaire au suivi des cours à distance,
  • perte du lien social se traduisant dans certains cas par une détresse psychologique profonde…[1]

L’Etat, sous l’impulsion de Madame Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, mais également l’ensemble des acteurs locaux, au premier rang desquels les établissements d’enseignement supérieur, les associations et les collectivités territoriales, se sont mobilisés très tôt pour déployer des aides inédites pour accompagner les étudiants dans cette période difficile.

Les actions décidées par le Gouvernement comme le ticket de restauration universitaire à 1 euro le repas, la revalorisation des bourses sur critères sociaux, le gel des frais d’inscriptions et des loyers CROUS, le versement d’aides exceptionnelles de 200 puis de 150 euros, les aides d’urgence, les aides à l’acquisition d’équipements informatiques et de connexion sont autant de dispositifs qui permettent d’accompagner les étudiants les plus modestes.

La prise en charge des étudiants en situation de mal-être a également été au cœur des mesures prises avec un renforcement des services de santé universitaires et des travailleurs sociaux au sein des CROUS, le recrutement depuis l’automne de 1600 référents en cités universitaires et le déploiement depuis janvier de 20 000 emplois étudiants supplémentaires pour des missions de tutorat dans les universités ou encore la mise en place depuis le 1er février d’un « chèque d’accompagnement psychologique » et depuis le mois de mars d’une plateforme nationale www.santepsy.etudiant.gouv.fr sur laquelle plus de 1000 psychologues se sont inscrits.

Enfin, sur le front de l’emploi, outre les 21 000 emplois étudiants crées (tuteurs et référents), le Gouvernement a lancé la plateforme « 1 jeune, 1 solution » https://www.1jeune1solution.gouv.fr/    qui met en relation les entreprises avec des jeunes cherchant un stage, un emploi ou une formation.


[1]Enquête « La vie de l’étudiant confiné », Observatoire national de la vie étudiante, septembre 2020.