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Publié par Stephane Clement le Monday, August 29, 2011 Modifié par Stephane Clement le Wednesday, September 14, 2011

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Le  Monday, August 29, 2011

Quelles mathématiques élémentaires pour l'astronomie

Pour un scientifique, les questions sur l'espace ne sont pertinentes que si des mathématiques lui donnent sens

  • Introduction

     

    L'astronomie est aussi ancienne que l'humanité. Elle a été purement observationnelle et descriptive pendant très longtemps. L'étude du ciel a toujours été abordée sur les plans scientifique et philosophique, le plus souvent intimement mêlés.

     

    Comment ça tourne ?

     

    Jusqu'au XIXème siècle, seuls les mouvements des planètes étaient considérés et étudiés : définition du calendrier et mesure du temps, mesure des positions...

     

    Cet aspect a connu son couronnement avec la mécanique céleste, dont les heures de gloire se situent dans la seconde moitié du XIXème siècle avec la découverte de Neptune, et la théorie de la Lune.

     

    Comment ça marche ?

     

    L'introduction de la physique en astronomie est récente. Elle est nécessaire pour comprendre "comment ça marche", mais elle nécessite de fortes connaissances sur la Nature, dont l'acquisition est récente.

     

    Elle explique le fonctionnement des astres : étoiles, explosions d'étoiles, objets plus extraordinaires encore...

     

    La physique étant elle-même très consommatrice de mathématiques, il ne faudra pas s'étonner que celles-ci apparaissent indirectement dans toute l'astrophysique.

     

    La Mécanique Quantique a fait son entrée en astronomie pour expliquer la destinée des étoiles lorsque leur hydrogène est épuisé. Une naine blanche est un objet quantique macroscopique. Et cette mécanique-là fait grand usage de probabilités et d'algèbre linéaire, dont le calcul matriciel est un aspect.

     

    • Où ça se passe ?
    • Qu'est-ce que l'espace ?
    • Qu'est-ce que le vide ?
    • Qu'est-ce que la matière ?

     

    L'étude de l'Univers dans son ensemble, envisagée dès le XIXème siècle, a pris toute sa force avec la Relativité Générale au début du XXème siècle. Elle a introduit les géométries non euclidiennes. Depuis, les recherches en cosmologie portent sur des théories à la fois relativistes et quantiques. Il faut maintenant contruire une théorie qui unisse les principes relativiste et quantique.

     

    Comment ça se fait ?

     

    Chaque époque a apporté sa pierre à l'édifice, depuis les mathématiques les plus simples jusqu'aux plus complexes connues aujourd'hui.

     

    Les mathématiques ne se construisent pas au hasard, mais par nécessité : un problème à résoudre amène la construction d'outils pour le traiter. Les sources de problèmes sont infinies :

     

    cadastre ;

    mesure des longueurs, des surfaces ;

    sofa de Conway ;

    comportement des populations ;

    coloriage de cartes...

     

    Mais évidement, les mathématiques elles-mêmes fournissent des problèmes :

     

    théorie des nombres ;

    théorie des groupes ;

    topologie ;

    géométries non euclidiennes...

     

    Les outils disponibles sont vite utilisés pour résoudre de nouveaux problèmes en astronomie ! On observe des aller et retour incessants entre les maths et les autres disciplines pourvoyeuses de problèmes, astronomie en particulier : la mécanique céleste par exemple a fait faire de grands progrès à l'analyse.

     

    Les recherches en cours utilisent des théories mêlant la topologie et les géométries dans des espaces à n dimensions.

     

    L'arithmétique élémentaire

     

    L'arithmétique élémentaire commence par le simple calcul, dont le nom trahit l'origine. Basée sur les entiers dits naturels, elle a évolué par l'introduction du 0 venant des Indes, puis par la découverte des nombres relatifs, rationnels, enfin réels.

     

    Elle combine ces nombres par des opérations ayant une interprétation directe dans la pratique quotidienne : addition, soustraction, puis multiplication, division, enfin puissances.

     

    Les congruences, première forme de relation d'équivalence, ont donné de belles démonstrations. Leur évolution a débouché sur la théorie des anneaux modulaires.

     

    Révolution synodique

     

    La révolution synodique est le temps au bout duquel le mouvement apparent d'une planète se reproduit. C'est donc une conséquence des deux mouvements de la Terre et de la planète.

     

    Nommons T et T' les périodes de révolution de la Terre et de la planète par rapport aux étoiles (révolution sidérale). Par unité de temps, la Terre parcours 360° / T, et la planète en parcours 360° / T'.

     

    La différence est le mouvement apparent : 360° / T - 360° / T'

     

    Ce mouvement est périodique, de période q. Donc par unité de temps, il évolue de 360° / q, et

     

    360° / q = 360° / T - 360° / T'

     

    ou encore :

     

    1 / q = 1 / T - 1 / T'

     

    Exemple : prenons le cas de Mars

     

    T = 365 j T' = 1 an 321 j = 686 j

     

    1 / q = 1 / T - 1 / T' = 1 / 365 - 1 / 686 = 0,0027397 - 0,0014577 = 0,0012820

     

    q = 780 jours, soit deux ans et 50 jours. C'est le temps qui s'écoule entre deux oppositions successives de Mars, et donc l'intervalle entre deux fenêtres de tir vers la planète.

     

    Cycle de Méton

     

    La Lune a eu une très grande importance dans la vie courante, tans qu'on n'a pas disposé d'éclairage artificiel. De plus, elle marquait le rythme du temps plus aisément que les insaisissables saisons... Le cycle de Méton (IVème siècle avant JC) a permi la prévision des éclipses.

     

    Un cycle est une période raisonnable de k années contenant un nombre entier de mois lunaires.

     

    Considérons une année solaire de 365,25 jours, et un mois lunaire de 29,53 jours : ces valeurs sont à peu près ce qu'on pouvait connaître à l'époque de Méton. Elles doivent vérifier :

     

    365,25 k ~ 29,53 p avec k et p entiers

     

    Divisant tout par 29,53 on obtient : p ~ 365,25 / 29,53 = 12,3688 k

     

    Donc p ~ 12,3688 k = (12 + 0,3688) k = 12 k + 0,3688 k

     

    p et 12 k sont des entiers ; donc 0,3688 k doit l'être aussi. Il suffit de rechercher les multiples entiers de 0,3688. On construit le tableau des multiples :

    1
    2
    3
    4
    5
    6
    7
    8
    9
    10
    0,368
    0,738
    1,106
    1,475
    1,844
    2,213
    2,582
    2,950
    3,319
    3,688
    11
    12
    13
    14
    15
    16
    17
    18
    19
    20
    4,057
    4,426
    4,794
    5,163
    5,532
    5,901
    6,270
    6,638
    7,007
    7,376

     

    k = 8 donne 2,950 qui est approchée d'un entier à 5 centièmes près ; il lui correspond p = 12,3688 x 8 = 98,950, donc p = 99. C'est une période de 8 ans comptant 99 mois ; on retrouve l'octaétéride des Grecs : période de 8 années (mois de 29 et 30 j alternés), les années 3, 5 et 8 comportant un mois supplémentaire de 30 j. Ceci donne une année moyenne de 365,25 jours. Cette durée semble connue depuis -775.

     

    Le multiple 11 donne une approximation légèrement meilleure (43 millièmes) k = 11, p = 136. Le gain par rapport à l'octaétéride est très faible, et ne justifie pas vraiment l'allongement de la période de 8 à 11 ans. Le système n'a pas été employé.

     

    Enfin, le multiple 19 donne une valeur entière approchée à 7 millièmes près ! C'est cette valeur qui a été trouvée par Méton, et qui est à la base du cycle portant son nom.

     

    Par ces techniques, Hipparque a obtenu une lunaison moyenne de 29,5305851 j (29 jours 12 h 44 min 2 s), ce qui correspond à moins d'une seconde d'erreur !! Ceci vers 130 avant J.C.... Et malgré les fortes variations de la lunaison vraie par rapport à la lunaison moyenne.

     

    Etablissement d'un calendrier

     

    Restant dans le domaine de l'arithmétique et du calendrier, nous allons mettre en évidence une méthode de calcul assez puissante.

     

    Mettons l'année tropique de 365,2422 jours, sous la forme 365 + a/b avec a et b entiers bien sûr. Nous saurons immédiatement qu'il faut ajouter a jours dans une période de b années. Par exemple, 365 + 7/29 signifie qu'il faut rajouter 7/29ème de jour par an, ou bien 7 jours en 29 ans.

     

    On va chercher des aproximations.

     

    1) a = 0 année de 365 jours, utilisée par de nombreux calendriers anciens ;

     

    2) fixons a = 1. On cherche à résoudre 365,2422 = 365 + 1/b. Il vient b = 1 / (365,2422 - 365) = 4,12882

     

    365,2422 = 365 + 1 / 4,12882

     

    Il faudrait ajouter 1 jour tous les 4,12882 ans ; ce n'est pas très pratique ! On prend alors seulement b = 4. Le résultat est une année de 

    julien

    On ajoute un jour tous les 4 ans : c'est l'année julienne.

     

    3) On applique le même procédé au nombre qu'on vient d'approcher : 4,12882 = 4 + 1/b1

     

    on obtient b1 = 7,76282, d'où année = 365 + 1 / (4 + 1 / 7,76282)

     

    on conserve la seule partie entière :

    729 

    365,2422 = 365,24138 jours; l'erreur n'est que de 1 min 11 s.

     

    4) 7,76282 = 7 + 1/b2 d'où b2 = 1,3109

     

    C'est la solution adoptée par le calendrier persan !

     

    L'erreur n'est que de 0,2424242424 - 0,2422 = 00,000224 j

     

    ce qui correspond à 19 secondes...

     

    On reconnaît dans cette méthode le développement en fractions continues.

    coefficients
    p
    q
    p/q
    validité
     365 
                       
    0
    1
     0
    4
    365
     4 
                     
    1
    4
     0,25
    128
    365
    4
     7 
                   
    7
    29

     0,2413793103

    1.218
    365
    4
    7
     1 
                 
    8
    33
     0,24242424
    4.459
    365
    4
    7
    1
     3 
               
    31
    128
     0,2421875
    80.000
    365
    4
    7
    1
    3
     4 
             
    132
    545
     0,2422018348
    545.000
    365
    4
    7
    1
    3
    4
     1 
           
    163
    673
     0,2421991085
    1.121.667
    365
    4
    7
    1
    3
    4
    1
     1 
         
    295
    1218
     0,2422003284
    3.045.000
    365
    4
    7
    1
    3
    4
    1
    1
     1 
       
    458
    1891
     0,2421998946 
    9.454.998
    365
    4
    7
    1
    3
    4
    1
    1
    1
     1 
     
    753
    3109
     0,2422000640 
     15.545.006 
    365
    4
    7
    1
    3
    4
    1
    1
    1
    1
     1 
     1211 
     5000 
     0,2422
    infinie

     

    La colonne validité indique le nombre d'années au bout duquel les erreurs cumulées atteignent un jour entier.

     

    Il existe une solution évidente à ce problème : 0,2422 = 2422/10000

     

    On peut remarquer que la solution parfaite est une simplification de cette fraction...

     

    Année grégorienne

     

    Le rapprochement direct de l'année tropique 365,2422 j et de l'année julienne de 365,25 j permet de retrouver la réforme grégorienne (en ce qui concerne le calendrier solaire).

     

    L'erreur est 365,25 j - 365,2422 j = 0,0078 j par an.

     

    En un siècle, l'erreur est de 0,78 j. Ceci est très proche de 0,75 j = 3/4 j. Donc en 4 siècles, l'erreur est de 3 jours.

     

    L'année julienne comporte donc 3 jours de trop en 4 siècles. La réforme grégorienne a fixé des règles simples pour les supprimer :

     

    Les années séculaires ne sont bissextiles que si leur millésime est divisible par 400

     

    Les autres suivent la règle julienne (millésime divisible par 4)

     

    4 siècles juliens comportent 400 x 365,25 j = 146.100 j. 4 siècles grégoriens en comportent donc 146.100 - 3 = 146.097.

     

    La durée moyenne de l'année grégorienne est donc de 146.097 / 400 = 365,2425 j.

     

    L'erreur par rapport à l'année tropique est de 0,2425 - 0,2422 = 0,0003 j

     

    qui correspond à 26 secondes par an.

     

    Ce calcul très simple n'est possible que parce que nous connaissons la durée précise de l'année tropique. Historiquement, les choses se sont passées dans l'ordre inverse : c'est l'observation des erreurs du calendrier qui a précisé la durée de l'année tropique.

     

     

     

    La géométrie élémentaire

     

    La géométrie, comme le calcul, doit son nom à des considération très pratiques, on peut dire à ras de Terre...

     

    La crue du Nil, chaque année, effacait les limites des propriétés. Il fallait donc les retracer, et les Egyptiens, forcés par la nécessité, ont developpé des méthodes pour s'y retrouver.

     

    L'art de la géométrie a été poussé très loin par les grecs, et les usages de cette technique se sont multipliés. Euclide a achevé l'œuvre en définissant les axiomes de La géométrie. La seule, celle qui décrit le monde...

     

     

     

    Mesure du rayon de la Terre

     

    Cette mesure a été imaginée et réalisée par Eratosthène.

     Alexandrie

    Le jour du solstice d'été, le fond d'un puits à Syène est illuminé par le Soleil à midi. Eratosthène en déduisit que le Soleil était exactement à la verticale de Syèe.

     

    Le même jour, il mesura l'angle fait par l'ombre d'un obélisque à Alexandrie. Cet angle est égal à la différence de latitude entre les deux villes, parce qu'elles se trouvent à peu près sur le même méridien.

     

    Connaissant par ailleurs la distance entre les deux villes (mesurée par le pas des chameaux), une règle de trois donne la circonférence de la Terre :

    proportion 

    Eratosthène a trouvé 252.000 stades. On ne connaît pas bien la valeur du stade, car il y en avait plusieurs ! Mais le plus probable valait à peu près 157 mètres, ce qui donne 39.564.000 m ou 39.564 km.

     

    Distance de la Lune

     

    Cette méthode est attribuée à Aristarque de Samos.

     

    On suppose que le Soleil est très loin, et que l'ombre de la Terre est cylindrique. Au niveau de la Lune, elle a donc le même diamètre que la Terre.

    eclipse 

    Le temps écoulé entre le début de l'entrée dans l'ombre et le début de la totalité est proportionnel au diamètre de la lune. Le temps passé par la lune dans l'ombre de la Terre est proportionnel au diamètre de la Terre.

     

    Donc, le rapport t1/t2 est égal au rapport d/D.

     

    Ce rapport est proche de 4.

     

    La Lune est donc quatre fois plus petite que la Terre : d = D / 4.

     

    De là, on peut déduire la distance de la Terre à la Lune. En effet, on mesure un diamètre apparent de la Lune de 30', alors que son diamètre réel est D / 4.

     triangles

    On construit un triangle rectangle d'angle au sommet égal à 30'. On mesure a et b ses côtés.

     

    Ce triangle est semblable au triangle formé par l'observateur et la Lune.

     

    Alors, TL / d = b / a

     

    TL = d b / a

     

    Soit R le rayon de la Terre : R = 2 d

     

    TL = R b / 2 a

     

    Les premières estimations étaient TL = 80 R., mais du temps de Ptolémée, le rapport était ramené à 60 R, ce qui est une excellente valeur.

     

    La trigonométrie

     

    La trigonométrie repose sur la similitude des triangles. Deux triangles semblables ont des dimensions différentes, mais les mêmes proportions. Ces proportions caractériseront donc tous les triangles d'une mâme classe. Elles constituent les rapports trigonométriques.

     

    D'abord tabulés, ces rapports ont été étudiés mathématiquement, des relations ont été découvertes, puis une nouvelles définition, plus abstraite mais équivalente, en a été donnée.

     

    Calcul de la distance de Vénus au Soleil

     

    Le calcul est basé sur une configuration géométrique très simple, et sur des observations à la portée de tous. Une montre suffit pour déterminer les éléments du calcul.

     

    Principe

     

    Vénus est une planète intérieure, plus proche du Soleil que la Terre. A certaines époques, Vénus est la plus loin possible du Soleil, vue de la Terre. Alors, le triangle que forment les trois astres est rectangle au sommet Vénus, car la ligne de vision est tangente à l'orbite.

     Venus

    On peut alors écrire dans ce triangle rectangle : VS = TS sin a

     

    On peut mesurer a très facilement : c'est la distance angulaire de Vénus au Soleil vue de la Terre. Pour cela, on va supposer que le mouvement de la planète est négligeable sur une durée de quelques heures. Supposons que Vénus soit visible le soir (si c'est le matin, il faut inverser les manips). On observe le coucher de Soleil, et l'on note l'heure où son centre passe l'horizon. On attend que Vénus se couche à son tour, et l'on note l'heure. La différence entre les deux instants donne l'écart entre les deux planètes, en fonction de la rotation terrestre. La Terre faisant un tour sur elle-même en 24 heures, une règle de trois nous donne l'angle entre Vénus et le Soleil.

     

    On fait cette observation plusieurs jours de suite, de façon à obtenir l'angle maximum entre les deux astres. Cet angle correspond au triangle rectangle. On trouve une valeur proche de 45deg.. Son sinus vaut donc 0,707.

     

    On ne connaît pas les deux côtés du triangle, mais on vient de déterminer que VS = 0,707 TS.

     

    Dans ces conditions, si on prend TS pour unité, on a VS = 0,707.

     

    C'est ce qu'ont fait les astronomes, et c'est l'origine de l'unité astronomique.

     

    Il est beaucoup plus difficile de rattacher l'unité astronomique, c'est-à-dire les distances entre les corps du système solaire, avec les mesures de distance terrestres, c'est-à-dire en km. Il a fallu l'observation d'un passage de Mercure devant le Soleil, mesuré de deux endroits éloignés de la Terre, pour résoudre ce problème pour la première fois. Une plus grande précision est obtenue avec les passages de Vénus, mais ils sont beaucoup plus rares.

     

    Maintenant, les distances entre les planètes sont mesurées beaucoup plus précisément par radar.

     

    La trigonométrie sphérique

     

    Sert pour calculer les positions sur la Terre, et les distances entre deux points. Indispensable pour déterminer précisément les passages de Vénus...

     

    Géométrie + trigonométrie

     

    Mouvement elliptique

     ellipse

    S représente une surface ; par exemple S (OSP') représente la surface du triangle OSP'.

     

    L'angle u (nommé anomalie excentrique) étant l'angle entre les axes OA et OP' :

     calcSurface

    Soit s la surface de l'ellipse :

     

    formuleellipse

    Il vient enfin :

    EqKepler

     

    C'est l'équation de Kepler.

     

    Pour déterminer la position d'une planète sur son orbite à un instant t, il faut tout d'abord résoudre l'équation de Kepler. La position de la planète est vraiment définie par son anomalie vraie, angle v fait par les axes OA et OP. Il existe une relation simple entre u et v.

     

    Algèbre

     

    L'algèbre est une invention arabe. Encore une fois, le nom trahit l'origine.

     

    L'algèbre est une abstraction de la représentation des nombres, et par suite de leurs relations. La présentation très formelle et concise que nous utilisons aujourd'hui est assez récente, et les traités du XVIIème siècle sont particulièrement difficiles à lire.

     

    Le formalisme n'est pas un luxe pédant, il permet de visualiser en un coup d'Sil des propriétés que les notations anciennes traduisaient péniblement avec des mots.

     

    Résolution de l'équation de Kepler

     

    u - e sin u = M

     

    On utilise une méthode d'approximations successives. Si u était petit, on aurait sin u ~ u et donc on utilise cette approximation :

     

    u - e u = M => u (1 - e) = M et u0 = M / (1 - e)

     

    On utilise cette valeur pour calculer une meilleur approximation : sin u = sin u0

     

    u1 = e sin u0 + M

     

    Et plus généralement, on calcule la suite un = e sin un-1 + M

     

    jusqu'à ce que |un - un-1| < e

     

    La dernière valeur calculée de u est la solution de l'équation de Kepler à e près.

     

    C'est une méthode de point fixe, car on a trouvé une valeur telle que u = f(u)

     

    avec f(u) = e sin u + M

     

    L'analyse mathématique

     

    Les idées de base viennent de l'antiquité et du Moyen-Age, avec :

     

    le paradoxe d'Achille et la tortue (Zénon d'Elée, Vème siècle avant notre ère) ;

    le calcul du périmètre d'un cercle par limite de polygones réguliers dont le nombre de côtés double à chaque itération (Antiphon, Vème siècle avant JC, puis Archimède).

    antiquité
    notion de limite
    cacul de surfaces par des approximations polynomiales
    antiquité
    base de l'intégration
    Pour comprendre les propriétés de certaines courbes à leurs extremums, Al Birüni a imaginé les notions de vitesse et d'accélération
    XIème siècle
    dérivation

     

    La rigueur d'exposé qu'avait pratiquée Archimède, maintenue par ses successeurs, a stérilisé longtemps la progression. C'est Simon Stevin en 1586 qui a osé faire œuvre plus intuitive, et par là plus assimilable, suivi par Cavalieri.

     

    La notion de fonction remonte seulement au XVIIème siècle. Euler et Lagrange sont parmi les mathématiciens qui ont fait avancer ce domaine.

     

    Newton et Leibniz ont fondé le calcul différentiel et intégral moderne.

     

    La mécanique céleste est basée sur l'analyse mathématique : calcul différentiel et intégral.

     

    Raies spectrales

     

    L'observation au laboratoire des raies d'émission de l'hydrogène a déterminé un ensemble de couleurs bien précis caractérisant ce gaz. On remarque que l'écartement de deux raies diminue vers les courtes longueurs d'onde. La difficulté était de comprendre le mécanisme qui les produit.

     

    Niels Bhor a imaginé le modèle planétaire de l'atome d'hydrogène, et supposé que l'électron périphérique ne pouvait occuper que des orbites bien définies. L'émission d'un photon était le résultat d'une transition de l'électron entre deux orbites.

     

    En numérotant les orbites, il a obtenu les longueurs d'onde sous la forme d'une suite tm,n dépendant de deux paramètres m et n :

     spectro07

    La constante R, constante de Rydberg, est liée à l'énergie du niveau fondamental de l'atom d'hydrogène.

     

    Si on fixe la valeur de n, on obtient une suite de raies qui constitue ce qu'on appelle en optique une série. Pour l'atome d'hydrogène, il existe de nombreuses séries, mais une seule se trouve dans le visible, c'est la série de Balmer, caractérisée par n = 2 :

    spectro08 

    On voit que ce terme tm,2 tend vers une limite de 0,25 lorsque m tend vers l'infini. Les raies correspondantes se déduisant de ce terme constituent une série dont les espacements sont de plus en plus faibles, jusqu'à ce qu'elles ne soient plus discernables.

     

    On peut maintenant calculer les longueurs d'onde des différentes raies de Balmer :

     spectro09

    Ce calcul montre que les deux premières raies sont éloignées (0,6565 - 0,4860 = 0,1705 mm entre Ha et Hb), les deux suivantes un peu moins (0,4860 - 0,4334 = 0,0526 mm entre Hb et Hg), et ensuite les raies se rapprochent tellement vite, que le spectroscope ne pourra même plus les distinguer. La valeur t = 0,25 correspond à ce que l'on appelle la limite de Balmer ; la longueur d'onde précise de la limite de Balmer est l = 0,364771 mm.

     

    Calcul différentiel et intégral

    Equilibre d'une étoile

     

    L'équilibre hydrostatique d'une étoile se décrit très facilement : en tout point, le poids des couches au-dessus équilibre la pression du centre. Leur somme est donc nulle :

    integrale

    La masse volumique moyenne est par définition :

    densite

    Si on suppose r constante sur tout le volume de l'étoile, r = r0

     

    on a :

    Mder

    En reportant les expressions de la densité et de la masse dans celle de la pression, et en intégrant, on obtient :

    pression

    Cette expression nous donne une approximation de la pression centrale, en faisant r = 0 :

    pressionCent

    Equations différentielles

     

    On en trouve dans toutes les parties de l'astronomie, tout particulièrement en mécanique céleste.

     

    Le problème des 2 corps (2 corps massifs soumis à la gravité uniquement) est entièrement résolu analytiquement. Mais à partir de 3 corps, il n'existe plus de solution analytique des équations différentielles du mouvement.

     

    Une technique de linéarisation du problème a été développée, mais il n'est pas possible de ramener les solutions dans l'espace habituel.

     

    Les astronomes ont développé deux sortes de méthodes :

     

    les perturbations générales, dans lesquelles on utilise des développements en séries des fonctions définissant le mouvement. Il est possible de faire des approximations qui donnent une solution valable à une époque déterminée dans le passé ou le futur ;

    les perturbations spéciales, qui consistent un une intégration numérique des équations du mouvement. Là encore, la durée de validité s'ajuste par le pas d'intégration en particulier.

     

    La théorie de la Lune, achevée vers 1930 (avec des perfectionnements ultérieurs) est basée sur les perturbations générales.

     

    Dans certains cas particuliers, les équations admettent des solutions. Par exemple si on considère le Soleil, une planète et un troisième corps de masse négligeable. Si on place ce corps sur la même orbite que la planète, à 120° devant ou derrière elle, on constate qu'il y reste. De tels objets existent dans le système solaire, les premiers découverts sont des astéroïdes partageant l'orbite de Jupiter, qui ont été baptisés avec des noms de héros de la guerre de Troie. on les appelle donc des Troyens. Récemment, on a découvert des troyens de Mars.

     

    Les probabilités et les statistiques

     

    Probabilités et statistiques sont présentes dans la Mécanique Qunatique et donc indirectment en astrophysique. Mais les statistiques ont aussi un usage direct très important. Quand un phénomène nouveau est découvert, il est assez habituel de l'étudier statistiquement pour cerner les traits essentiels, avant d'envisager d'en faire une théorie.

     

    L'étude de notre Voie Lactée est difficile parce que nous sommes plongés à l'intérieur, et n'en avons qu'une vision partielle et déformée par la perspective. Une méthode d'analyse statistique des mouvements des étoiles proches a montré que certains ensembles (les courants d'étoiles) possédaient un mouvement d'ensemble régulier, auquel s'ajoutait un bruit statistique de mouvements propres. Le mouvement d'ensemble nous renseigne sur la géométrie de la Galaxie.

     

    On a défini par ces mêmes méthode le LSR (Local Standard of Rest, référentiel local de repos), système de coordonnées dans lequel le Soleil est au repos. Grâce à l'analyse statistique, il a pu être rattaché à un système extérieur plus stable.

     

    Les géométries non-euclidiennes

     

    Les postulats d'Euclide

     

    entre deux points passe une droite

    tout segment de droite peut être prolongé indéfiniment dans les deux directions

    étant donné un point et une droite, il est toujours possible de tracer un cercle ayant le point pour centre, et l'intervalle pour rayon

    tous les angles droits sont égaux entre eux

    étant donné une droite et un point extérieur à cette droite, il existe une droite et une seule passant par ce point et parallèle à la première

     

    Le cinquième postulat, moins évident que les autres, a donné lieu à d'innombrables tentatives de démonstration au cours des siècles. Sans succès. Mais il a fallu attendre Rieman et Lobatchevski pour qu'apparaissent de nouvelles géométries, dans lesquelles le cinquième postulat était faux :

     

    géométrie riemanniene, ou elliptique, aucune parallèle n'existe

    géométrie lobatchevskienne, ou hyperbolique, il exite une infinité de parallèles

     

    Il existe des tests possibles, mais ils n'ont pas été réalisés à ce jour.

     

    Lobatchevski a pensé que sa géométrie pouvait avoir des applications pratiques, et il a cherché lui-même à vérifier la somme des angles d'un triangle. Mais les erreurs de mesure sont plus grandes que l'effet à mesurer.

     

    La simulation informatique

     

    Les méthodes de simulation informatique sont en train de prendre une importance considérable en astronomie, qui est une science a priori uniquement observationnelle. Elles permettent de faire des expériences sur des modèles mathématiques.

     

    Des modèles de l'atmosphère terrestre ont été développés, et servent quotidiennement pour les prévisions météorologiques. On commence à définir et utiliser de semblables modèles pour représenter les atmosphères des autres planètes. A ce titre, Jupiter présente un grand intérêt avec la persistence depuis 4 siècles d'un gigantesque cyclone (la Grande Tache Rouge).

     

    Bien d'autres domaines sont abordés par la simulation, et le plus spectaculaire est sans doute l'étude des collisions de galaxies. Une telle collision dure plusieurs millions d'années, et son observation est strictement impossible. Seule la modélisation est à même de nous indiquer comment interagissent des millions, voire des milliards d'étoiles lors d'une tel choc. Les images construites par les modèles ressemblent étonnement aux photos que l'on obtient de certaines galaxies.

     

    Pour illustrer simplement ces méthodes, voici une animation qui explique les galaxies spirales filamenteuses, ou stochastiques. Elles ne présentent pas de bras spiraux continus commes les normales, mais seulement des fragments de bras qui leur donnent un aspect spiral global. La rotation différentielle (plus rapide près du centre qu'à l'extérieur, résultat des lois de Kepler) provoque l'effilochement d'un amas d'étoiles de forme initial plus ou moins sphérique. Les étoiles de l'amas les plus proches du centre étant pus rapide, cet amas prend la forme d'un arc de spirale.

    [animation java manquante]

     

    Théorie des ondes

     

    Héliosismologie

     

    Les tremblements de Terre nous ont appris la structure interne de notre planète. De la même manière, des vibrations se produisent à la surface des étoiles, selon des fréquences diverses. Leur étude permet de mesurer la pression et l'état physique de la matière à des profondeurs diverses dans la masse de l'étoile. On peut ainsi confirmer, infirmer ou préciser les modèles d'intérieur stellaire.

     

    Optique

     

    Les mathématiques ont infiltré l'optique astronomique dans presque tous ses domaines.

     

    pilotage des instruments, permettant le remplacement les lourdes montures équatoriales par des montures altazimutales beaucoup plus faciles à construire mécaniquement ;

    maintient de la forme des miroirs souples, permettant de réaliser de très grands instruments (optique active) ;

    correction de la trubulence atmosphérique, donnant au sol (dans les meilleurs sites du monde) des images aussi bonnes que celles obtenues dans l'espace ;

    correction des défauts optiques du HST, dont le miroir principal avait été mal calculé ;

    interférométrie des tavelures ;

    synthèse d'ouverture, méthode consistant à associer plusieurs instruments éloignés, pour donner l'équivalent d'un très grand instrument. Mise en Suvre en radioastronomie dès les années 60, elle est utilisée en optique depuis peu de temps. Le VLT sera pendant quelques années ou décennies le plus puissant télescope au monde.

     

    Les méthodes indiquées ci-dessus sont basées sur des modèles mathématiques. Mais il n'y a pas UN problème à résoudre, mais des dizaines, ou des centaines de problèmes de même nature par seconde. L'ordinateur se charge de trouver les solutions contenues dans les modèles, pour réaliser les prouesses correspondantes.

     

    Compression d'images

     

    Les sondes spatiales nous envoient des images depuis les planètes qu'elles étudient. Une image numérique de bonne qualité représente un important volume de données à transmettre, tous les internautes le savent !

     

    Mélant mathématique et informatique, ces techniques sont fort utiles pour permettre une transmission d'images au coût minimum : le débit d'information est lié à la puissance des émetteurs, laquelle est directement fonction du poids... Toute diminution du volume à transmettre se traduit donc en une très forte économie sur le lancement de la sonde.

     

    Le format jpeg par exemple autorise une compression variable, avec perte plus ou moins importante d'information. Un facteur de compression de 10 donne une image différente de l'original, mais indiscernable à l'œil. Pour des vignettes, on peut aller jusqu'à un rapport de compression de 100.

     

    Bien sûr, une image fournie par une sonde spatiale doit être correctement transmise sur Terre. Aussi le taux de compression doit être moindre. Néanmoins, des algorithemes de compression sans aucun perte de qualité existent, et diminuent au moins par 2 le volume de données à transmettre.

     

    Autres domaines

     

    Espaces topologiques de dimension élevée.

     

    Espaces métriques, de Hilbert, préhilbertiens...

     

    Toutes les constructions très abstraites...

     

    Qu'est-ce qui ne sert pas ?

     

    En astronomie, est utile tout ce qui permet de représenter l'Univers dans l'instant et dans la durée.

     

    Quelques domaines n'ont pas trouvé d'appication à ce jour :

     

    la logique mathématique... mais elle pourrait bien faire son entrée un jour ou l'autre sous la forme de programmes intelligents, dérivés des systèmes experts des années 80 ;

    la théorie des ensembles ;

    la théorie des nombres ;

    la théorie des graphes...

     

    Pourquoi les mathématiques sont-elles si bien adaptées ?

     

    Le corps des nombres réels se prête bien à la représentation du temps de la physique classique :

     

    • la continuité correspond à l'écoulement régulier du temps ;
    • la structure totalement ordonnée de R traduit bien la relation de causalité.

     

    Les réels représentent bien tout phénomène continu. Bien sûr, la continuité n'est réalisée qu'à l'échelle macroscopique. Dès qu'on a considéré des phénomènes dans le domaine atomique, on a rencontré des difficultés qui ont forcé à abandonner la physique classique au profit d'une théorie où règnent les probabilités.

     

    Les propriétés globales de l'espace se traduisent par des notions mathématiques :

     

    • l'isotropie correspond à l'invariance par rotation :
    • l'homogénéité correspond à une invariance par translation d'espace ;
    • l'uniformité du temps à une invariance par translation de temps.

     

    La dérivation et l'intégration prennent en compte les variations, et la somme d'éléments infinitésimaux.

     

    Pourquoi les mathématiques sont-elles si bien adaptées ?

     

    Il n'y a rien d'étonnant à cela :

     

    Elles ont été contruites pour résoudre ce genre de problème...

     

    Conclusion

     

    Astronomie, science de l'Univers, science universelle...

     

    astronomie = toutes les sciences de la nature

     

    Peu de domaines des mathématiques échappent à l'utilisation par les astronomes.

     

    Progression conjointe

     

    ...des maths, de la physique, de l'astronomie : physique des neutrinos.

     

    Kepler a assimilés les orbites des planètes à la seule courbe fermée connue à son époque : l'ellipse.

     

    Les théories les plus éloignées de la pratique ont toujours trouvé, un jour ou l'autre, une application.

     

    Que sont les mathématiques élémentaires ?

     

    En quoi sont-elles élémentaires ?

     

    Peut-être en ce qu'elles s'apprennent facilement ...

     

    Mais cette notion est parfaitement subjective...

     

    Aujourd'hui plus qu'hier, et bien moins que demain...

     

    Un exemple, les bases de numération ont été enseignées en :

    Mathématiques supérieures en 1965  - CE1 en 1975

    bases

    De supérieure, cette discipline est devenue élémentaire.

    Plutôt que la matière elle-même,

    c'est l'angle sous lequel on la considère qui a profondément changé

     

    La théorie des groupes a été enseignée au CE1 dans la même période...

     

    La notion de mathématiques élémentaires est relative au but de l'enseignement proposé.

     

    L'ouverture au monde

     

    L'apport des média a eu un rôle primordial.

     

    On ne peut plus enseigner les mêmes choses de la même manière.

     

     

     

    La Relativité fait moins peur que dans les années 50. A quel niveau l'enseignera-t-on dans 50 ans ?

     

    Les maths sont un outil très utile, il est indispensable d'en doter les élèves.

     

    Il reste à trouver des astuces pédagogiques pour la faire assimiler, au moins sous cet aspect utilitaire. 

     

     A voir !

    du 20 mars au 5 avril 5 planètes visibles en même temps ! d'ouest en est Mercure, Vénus, Mars, Saturne et Jupiter. Du 22 mars au 2 avril s'ajoute la Lune.
    Avril mai deux comètes C/2001 Q4 mv proche de 1 dans les lueurs du crépuscule le soir à partir de 5 mai. Photos à faire
    mardi 4 mai éclipse totale de lune
    8 juin passage de Vénus
    du 11 au 13 août les Perséides
    28 octobre éclipse totale de lune

     

     

     

     

    Bibliographie

    Le Calendrier Que Sais-je ? 203 Paul Couderc PUF 1993
    Les éclipses Que Sais-je ? 946 Paul Couderc PUF 1961
    Essais de cosmologie Source du savoir   A. Friedman, G. Lemaître, J.P. Luminet Seuil 1997
    Galaxies et cosmologie     F. Combes, P. Boissé, A. Mazure, A. Blanchard CNRS Editions 1991
    Principes fondamentaux de structure stellaire     Manuel Forestini GIB 1999
    Astronomie introduction     Agnès Acker Masson 1992
    Le monde des étoiles Supérieur   Daniel Benest Hachette 1995
    L'univers des galaxies Supérieur   Daniel Benest Hachette 1995
    Les planètes et leur environnement Supérieur   Daniel Benest Hachette 1996
    L'univers élégant     Brian Greene Robert Lafont 2000
    Astronomie générale     André Danjon Albert Blanchard 1980
    Astronomie fondamentale astro de position     Gianni Pascoli Dunod 2000
    Enfants du soleil Sciences   André Brahic Odile Jacob 1999
    Une histoire de l'astronomie Points   Jean-Pierre Verdenet Seuil 1990
    L'univers chiffoné le temps des sciences   Jean-Pierre Luminet Fayard 2001
    Planètes et satellites Sciences de l'Univers   A. Brahic Vuibert 2001
    Fundamental Astronomy 4ème ed.     H. Karttunen, P. Krüger Springer 2003