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Actualités 2013-2014

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1ère Journée nationale de la Résistance au Camp des Milles
Actualités 2013-2014

A l’occasion de l’anniversaire de la création du Conseil National de la Résistance, une cérémonie officielle a été organisée le 27 mai 2014 au Wagon du Souvenir des Milles. De nombreux élèves de l’académie ont participé à ce travail de mémoire et à la réflexion sur les valeurs de la Résistance.

Le 19 juillet 2013, l'Assemblée nationale a adopté, à l'unanimité, une loi instaurant le 27 mai comme « Journée nationale de la Résistance ».

Cette journée rappelle l'engagement, le courage et la lucidité des hommes et des femmes qui se sont levés contre l'occupant nazi et le régime collaborationniste de Vichy.

La date du 27 mai a été choisie en référence à la première réunion du Conseil national de la Résistance (CNR), présidée par Jean Moulin, qui s'est déroulée le 27 mai 1943.

 

La « Fondation du Camp des Milles - Mémoire et Éducation », avec ses fondateurs déportés et résistants, souhaite que ce travail de mémoire soit tout autant le devoir de se souvenir de ceux qui ont souffert et de ceux qui ont résisté, que le travail d'apprendre de cette « expérience du pire » comme de « celle du meilleur ».

 

Si le Camp des Milles fut un lieu de départ pour la déportation de plus de

2 000 hommes, femmes et enfants juifs vers Auschwitz où ils furent assassinés, c'est aussi un lieu où furent réalisés, par les internés comme par d'autres, de nombreux actes de résistance, de courage et de sauvetage qui sauvèrent des vies face au pire et maintinrent la dignité face à la volonté de déshumaniser les persécutés.

Madame Claverie, Présidente départementale de l'ANAC

 Au second plan : des élèves du lycée militaire d'Aix-en-Provence

Des élèves de collèges et lycées de la région étaient invités au Site-Mémorial pour un programme pédagogique organisé durant la journée à leur attention : le matin conférence, projection, témoignage de Sylvie Guérrin, résistante, interventions de Robert Mencherini, professeur d'histoire, et visite commentée du Mémorial ; l'après-midi témoignage d'Herbert Traube, interné au Camp des Milles, évadé d'un convoi de déportation et résistant ayant débarqué en Provence, et présentation d'une exposition de travaux d'élèves suite à leur venue au Camp des Milles.

Des élèves du lycée Gambetta et le Recteur Saïb

La Journée Nationale de la Résistance fournit l'occasion d'une réflexion sur les valeurs de la Résistance portées en particulier par le programme du CNR, telles la défense de la démocratie et de la liberté, le souci constant de la justice, de la solidarité, de la tolérance et du respect d'autrui.

 

Etaient présents ou représentés

  • M. Michel Cadot, Préfet de la Région Provence Alpes Corse, Préfet des Bouches-du-Rhône
  • M. Ali Saïb, Recteur de l'académie d'Aix-Marseille, Chancelier des universités
  • M. le Général LEONARD, gouverneur militaire de Marseille, officier général de zone de défense et de sécurité sud
  • M. Michel Vauzelle, Député des BdR, Président du conseil régional Provence Alpes Corse
  • M. Guérini, Président du Conseil général des Bouches-du-Rhône
  • M. Guy Tessier, Député des Bouches du Rhône, Président de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole
  • M. Kert, Député des Bouches-du-Rhône
  • Mme Maryse Joissains Masini, Maire d'Aix-en-Provence, Présidente de la Communauté du Pays d'Aix
  • M. Alain Chouraqui Président de la Fondation du Camp des Milles-Mémoire et Education
  • Mme Denise Toros Marter, Association du Wagon-Souvenir et du Site Mémorial des Milles et de l'Association Mémoire du Camp d'Aix-Les Milles
  • Mme Claverie, Présidente départementale de l'Association Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance (ANACR)
  • M. Medvedowsky, Union des Déportés, Internés, Famille de Disparus et Fusillés de la Résistance Aixoise

 

Dans son discours, le Recteur Ali Saïb a notamment rappelé que « L'École a aujourd'hui un grand besoin de rappeler les combats de la Résistance, car outre le courage, ceux-ci ravivent l'attachement à la tolérance, à l'altérité et au respect de l'autre. C'est sans doute ce qui donne à son message son caractère immortel et universel.

Nous, communautés d'adultes, nous avons la responsabilité de ne pas oublier ; la mémoire est si fragile.

Nous avons la responsabilité de transmettre cette mémoire, cette histoire et ces valeurs vivantes aux générations qui vont nous succéder.

Vous, chers Elèves, ne cédez pas aux discours simplificateurs, voire simplistes et à ceux qui les tiennent.

Dans un monde complexe, les réponses aux problèmes que nous rencontrons ne peuvent pas être simples, elles sont forcément complexes. L'esprit critique qui doit vous animer doit aussi se nourrir de l'histoire et des erreurs commises dans le passé pour éviter de les reproduire »

 

 

Extraits de textes lus par les élèves

Poème du Pasteur Martin Niemoller

Quand ils sont venus chercher les communistes,

je n'ai rien dit.

Je n'étais pas communiste

 

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,

je n'ai rien dit.

Je n'étais pas  syndicaliste

 

Quand ils sont venus chercher les juifs,

je n'ai rien dit.

Je n'étais pas juif

 

Quand ils sont venus chercher les catholiques,

je n'ai rien dit.

Je n'étais pas catholique

 

Et, puis ils sont venus me chercher.

Et il ne restait plus personne pour protester

 

Texte DES ACTES JUSTES

 

Un Marseillais monte une action de résistance et secours a des réfugiés juifs

Grand blessé de la guerre de 1914, Gaston Vincent, Marseillais fonde en 1941 une section marseillaise de l'Amitié chrétienne créée tout récemment à Lyon pour venir en aide aux victimes de Vichy. En coopération avec l'œuvre juive de secours aux enfants, l'OSE, il ouvre à Mazargues, la Maison d'accueil de Vert Plan. L'institution abrite sous sa responsabilité des enfants juifs que l'OSE parvient à faire sortir des camps d'internement, notamment du Camp des Milles. En août 1942, un ami brigadier de police, Henri Maurin, prévient Gaston Vincent de l'imminence d'une rafle de Juifs étrangers. Avec l'aide de son fils ainé Michel (18 ans), il alerte de nombreuses familles menacées, qui prennent la fuite. Le 11 novembre 1942, un général allemand réquisitionne les locaux de Vert Plan. Il faut improviser en toute hâte l'envoi en lieu sûr des trente enfants juifs qui y sont hébergés. Gaston Vincent organise le convoi et son fils fait le voyage avec les enfants qui sont accueillis et cachés dans un home installé en hâte. Gaston Vincent assume par la suite d'importantes responsabilités dans la Résistance. Capturé par les Allemands, il est exécuté en juin 1944. Gaston Vincent et son fils Michel ont reçu en 1986 le titre de Juste des Nations.

 

SA7- En riposte a l'exposition nazie diffamant l'art moderne, il organise une contre-exposition à Paris

Après l'arrivée au pouvoir d'Hitler en 1933, Max Ernst s'installe en France, comme Hans Bellmer, Vassily Kandinsky et beaucoup d'autres artistes allemands fuyant les persécutions politiques et raciales de l'état nazi. Après l'interdiction de peindre qui leur est faite dans leur propre pays, ces artistes opposants sont directement visés par la propagande nazie, et leurs œuvres sont destinées à la destruction. Max Ernst, et ses amis artistes exilés, étudient alors une riposte. Le projet se réalise en 1938 avec l'exposition « L'art allemand libre ». L'exposition  non seulement met en valeur la qualité des œuvres de « l'art dégénéré » stigmatisées par le régime nazi, mais raille aussi la laideur de son art officiel. Tout juste après la déclaration de guerre de septembre 1939, Max Ernst est interné au camp des Milles comme étranger ennemi.

 

Un jeune homme escorte en lieu sûr une famille juive évadée du Camp des Milles

En novembre 1942, Claude Spiro et sa mère,  Juifs étrangers qui ont fui la zone occupée, s'échappent du camp des Milles. L'OSE (l'œuvre de secours aux Enfants) leur fournit de faux papiers français et les confie à un jeune homme de dix-huit ans, Cyrille Argenti. Volontaire de l'OSE et chrétien orthodoxe, celui-ci pense de son devoir d'aider les persécutés. Il les accompagne en train de Marseille au Chambon-sur-Lignon, leur permettant de franchir sains et saufs les contrôles d'identité. Sur les recommandations du pasteur Trocmé, Cyrille Argenti escorte ses protégés jusqu'à un village isolé. Il retourne alors à Marseille.  Après la guerre, Cyrille Argenti est ordonné prêtre de l'Église grecque orthodoxe et nommé professeur de théologie. Le père Cyrille Argenti a reçu en 1990 le titre de Juste des Nations.

 

Signature de convention

À la fin de la commémoration, un nouvel établissement - un collège pour la première fois, Le Petit Prince à Gignac-la-Nerthe - a signé une convention de partenariat avec le Camp des Milles.

Le Recteur Ali Saïb a souligné l'intérêt d'une telle opération qui permet d'inscrire dans la durée les projets pédagogiques fondés sur une approche critique et civique de la mémoire.

 

Dans la lutte contre les discriminations, la réflexion conduite dans les lieux de mémoire, en coopération avec l'académie, a débouché sur une véritable pédagogie mémorielle reposant sur le refus du pire dont l'intérêt peut être très grand pour les élèves.

Le Principal, Jean-Christophe Durival, a, quant à lui, insisté sur l'importance d'une convention qui va permettre de maintenir et d'amplifier une dynamique éducative et pédagogique dont le retentissement ne peut être que bénéfique pour le collège.

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Cartographie des DSDEN de l'académie

Carte des établissements de France